mercredi 22 février 2017

ELO#267 - Histoires populaires

22 février 2017

J'aime bien l'Histoire racontée par des formes d'expression populaires, la musique ou la bande dessinée par exemple.

-Par exemple avec le super site Histgeobox, une petite histoire de la musique Afro-Cubaine, et donc des relations entre Cuba et l'Afrique:

Cuba en Afrique, une odyssée musicale
L'Histgeobox, le 7 décembre 2016
http://lhistgeobox.blogspot.ca/2016/12/317-cuba-en-afrique-une-odyssee-musicale.html

Avec une super playlist:
-Par exemple avec le site Cases d'Histoires, une petite histoire de la représentation des Gitanes dans la bande dessinée, et donc dans l'inconscient collectif, des discriminations, des préjugés, et des stéréotypes:

La Gitane, exploration d’un stéréotype en bande dessinée
Lucie Servin, Cases d'Histoire n°1, le 13 avril 2015
http://cdhlemag.com/2015/04/la-gitane-exploration-dun-stereotype-en-bande-dessinee/

Sujet qui n'est pas que de l'histoire ancienne:
Les filles vont moins en prison… sauf si elles sont Roms
Street Press, le 7 Février 2017
http://www.streetpress.com/sujet/1486463469-prison-filles-roms

-Mais aussi avec Jef Klak, l'arrivée des premiers héros Noirs dans la bande dessinée américaine:

Super Pouvoir Noir
Casey Alt, Jef Klak, le 15 mai 2015
http://jefklak.org/?p=3600
1966, le mouvement Black Power est en pleine ébullition, le Black Panther Party vient de se créer et le premier super-héros noir apparaît dans les strips de Marvel Comics. « T’Challa, la Panthère Noire » évolue dans le Wakanda, nation africaine indépendante au développement technologique avancé. Les Noirs représentés au sein de cette Black Nation fictionnelle sont médecins, hommes politiques ou simples soldats pour le plus grand bonheur des jeunes lecteurs désireux de bousculer les représentations. Malgré les diverses tentatives de Marvel Comics pour en affaiblir la dimension politique, la Panthère Noire et le Wakanda ont porté haut les couleurs de la communauté africaine-américaine, comme en attestent les courriers des lecteurs, témoins de cette lutte symbolique au sein de la culture populaire des années 1960-70.

A ce sujet, la mémoire des Black Panthers continue de vivre sa vie, avec des choix parfois contestés, comme le montre ce petit reportage sur Arte avec Spike Lee, Fredrika Newton et David Hilliard:

Des Black Panthers en noir et blanc
Arte, youtube, le 27 janvier 2017
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L'UPop
J'ai été sélectionné par l'UPop (l'Université Populaire de Montréal) pour donner 4 cours sur le thème de "Musique et Politique" ou, plus précisément: Une histoire populaire en chansons!

Ces "cours" auront lieu tout le mois de mars et début avril (un mercredi sur deux, à 19h), au Café L'Artère (7000 avenue du Parc, M° Parc), et donneront l'occasion d'écouter de la bonne musique en abordant des sujets graves comme l'immigration, l'histoire populaire, des histoires de révolutions et d'oppressions.

Exceptionnellement, les semaines où je donnerai cours, je publierai ma chronique le lendemain, soit les jeudis 2, 16 et 30 mars, ainsi que le 13 avril, afin d'y mettre en ligne mon cours, c'est à dire la playlist et les notes de cours.

On commence donc mercredi prochain 1er mars 2017 avec des Chansons d'Immigration et avec Ya Rayah...
https://www.facebook.com/events/418165561854842/

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Musiques de partout

 

D'Angleterre, Omar Kamal, dit le Frank Sinatra palestinien, Nancy With The Laughing Face (2014)

Des Etats-Unis, avec le retour de A Tribe Called Quest, We The People (2016):

De Chine, la pianiste classique Yuja Wang, qui jazzifie Mozart (La Marche Turque, 2016):

Ou qui classifie Astor Piazzola (Libertango, 2016):

De France, le nouvel album de Sidi Wacho en téléchargement gratuit ici:
http://www.sidiwacho.com/

De France encore, une demi heure avec Martial Solal et les frères Moutin en Allemagne en 2007:

Et retour aux Etats-Unis avec l'une de mes versions instrumentales préférées de Summertime, celle de Tal Farlow en 1969...
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Le batteur le plus célèbre de James Brown, Clyde Stubblefield, vient de mourir. Célèbre parce qu'il avait fait le fameux break de Funky Drummer et n'avait jamais touché un centime dessus, alors qu'il a été samplé des centaines de fois.

Pourtant à la grande époque de James Brown, il avait toujours deux batteurs, Clyde Stubblefield et Jabo Starks (voire trois sur la photo ci-dessus!), et c'est ça qui donnait ce son si gros, et en même temps plein de subtilités.

Vous lirez sûrement qu'il avait été élu 2ème meilleur batteur de tous les temps en 2014 (en même temps le premier, c'est feu John Bonham (de Led Zeppelin), et c'est le seul noir dans le top 10...). Mais Clyde était le batteur préféré de Prince, et il était devenu fauché à la fin de sa vie. Ne pouvant plus payer le médecin, c'était Prince qui avait réglé la facture. Ca lui avait permis de gagner quelques années de plus, mais la grande faucheuse a fini par l'emporter...

Allez on se la refait en entier: Funky Drummer (1969)...
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Psikopat

Mes dernières publications dans le Psikopat:

Juillet 2016: Comme les Mayas, vivons inégaux en attendant la mort... (et prédisons la fin du monde)


Octobre 2016: La décadence

Novembre 2016: La grandeur de la France

Décembre 2016: Le testament de 2017 (un cauchemar)

Janvier 2017: Peste, choléra ou brochet (ode à l'abstention)

mercredi 15 février 2017

ELO#266 - Sister Souljah et Stevie Wonder


15 février 2017

En ce Mois de l'Histoire des Noirs, célébrons Sister Souljah, une rappeuse qui a brièvement fait partie de de Public Enemy, avant de sortir son album solo, 360 Degrees of Power, en 1992, dont sont issus ces deux singles brûlants:

The Hate That Hate Produced :

The Final Solution: Slavery's Back In Effect :

Ensuite elle s'est consacrée à l'écriture de livres, et sa saga autour du personnage de Midnight (un immigrant soudanais, noir et musulman) est un grand succès...


Et Stevie Wonder, qui se promène:

Quand Stevie Wonder débarque dans une cérémonie en hommage à Martin Luther King et décide de monter sur scène:

Quand Stevie Wonder débarque dans un lobby d'hôtel où un amateur chante Superstition, et qu'il décide de monter sur scène pour l'aider:

Quand Stevie Wonder débarque dans une expo-vente d'instruments de musique:

Ici il chante Something Good, la chanson qu'il avait écrite pour Chaka Khan et dont il a oublié les paroles, dédiée aux femmes de la Marche de Washington:

Il y a 50 ans jour pour jour, I Never Loved A Man (The Way I Love You) le premier tube "soul" d'Aretha Franklin sortait (ici en version démo).... 14 millions d'exemplaires vendus! Et terminons avec une ballade déchirante de cette même année 1967: Wisdom of a fool de Merle Spear.
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Al Jarreau
Mort d'une voix exceptionnelle, gâchée par une production années 1980 qui vieillit très mal. Scat inimitable sur Agua de Beber, ou même sur ses tube, Roof Garden ou Boogie Down, et beau duo avec Randy Crawford sur Your Precious Love:



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Théo et Adama nous rappellent pourquoi Zyed et Bouna couraient


Imany, chanteuse, lors des Victoires de la musique: Il est de la responsabilité des artistes d'être les voix de celles et ceux qui n'en n'ont pas. Justice pour Théo, justice pour Adama

Kery James, chanteur, sur Facebook: En soutien avec le jeune Théo qui a subi une agression honteuse et perverse de la part de gens qui considèrent qu'il est "convenable" d'appeler un homme noir "bamboula"
https://www.facebook.com/keryjamesofficial/posts/10158326158975235

Eva Doumbia, Gilles Lellouche, Nekfeu, Imany, Arthur H, IAM, Christine and The Queens, Fianso, Yannick Noah, Bertrand Tavernier, Omar Sy, Lilly Wood and the Prick, Mademoiselle K, Eric Cantona, Archie Shepp, Nicolas Duvauchelle, Black M, Annie Ernaux, Rachida Brakni, Zebda, Ramzy, Olivier Rabourdin, David Bobée et plein d'autres: Appel des artistes contre l’impunité des violences policières
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Élections présidentielles


Je n'ai toujours pas trouvé pour qui voter, mais la campagne électorale sera peut-être au moins l'occasion d'écouter de la bonne musique?

Tournée : en 2017, les "Motivés" vont "se mêler" de la campagne présidentielle

Nouvelle vidéo rub-a-dub styleeeeee:
 

mercredi 8 février 2017

ELO#265 - L'improvisation, c'est ça!


8 février 2017

C'était le 26 juillet 2016, le Kalmunity Vibe Collective faisait son concert hebdomadaire au Petit Campus, à Montréal, Canada. Ce soir là, les spectateurs étaient invités à écrire un thème sur un papier tiré au sort, et le groupe improviserait sur ce thème, quel qu'il soit. Après la pause, le thème tiré est... Koala! Interloqué, le groupe se demande que faire avec ça... et la réponse en 6 minutes...

Tout ce mois ci Kalmunity célèbre le Mois de l'Histoire des Noirs avec des shows consacrés à Bob Marley (le 7), au Black Love (le 14), à James Brown (le 21) et à Gil Scott-Heron (le 28).
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Autres musiques noires américaines

Girl Power et nouvelle soul classique: Leela James, Don't Want You Back

Un poème de Gil Scott Heron, His Story:

40 minutes de concert avec Ike and Tina Turner en Allemagne en 1973:

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Dans le reste du monde

El Mejor:

Raed:
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Télévision

Pour ceux que ça intéressent et qui comprennent l'anglais, on m'a envoyé un reportage sur la fameuse première expérience (de leçon de discrimination) aux Etats-Unis: Brown eyes, blue eyes experiment

Voici la version québécoise de 2006, La leçon de discrimination (40 minutes), sur une expérience faite en milieu scolaire, avec des moments assez poignants et une morale assez triste finalement:

On en reparle en ce moment, parce que ça fait 10 ans et que l'équipe de tournage est retournée à l'école avec les enfants devenus adultes. Je ne trouve pas le résultat aussi passionnant que le film original:
La leçon de discrimination, 10 ans plus tard
Pasquale Turbide, Radio Canada, le 29 septembre 2016
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Radio

Une superbe interview de 3/4 d'heure avec Virginie Despentes. En fait il suffit de lui poser de bonnes questions, et elle est géniale:
http://www.novaplanet.com/radionova/65694/episode-dans-le-genre-de-virginie-despentes
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Agenda

14 février au Verre Bouteille de Montréal: Leyla Mc Calla

Sa reprise de Hallelujah  (novembre 2016):

17 février à l'Institut du Monde Arabe de Paris: Tamer Abu Ghazaleh, artiste palestinien:

Une musique qui relate l’état d’une génération
Sarah Irving, Electronic Intifada, le 19 janvier 2017
http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2017/02/02/une-musique-qui-relate-letat-dune-generatio/

mercredi 1 février 2017

ELO#264 - Do Your Thing, Isaac Hayes


1er février 2016

Isaac Hayes est un personnage à part dans la soul de Memphis. Auteur de tubes "classiques" pour Sam and Dave (Hold on I'm coming, ou Soul Man par exemple), ses albums solo explorent d'autres directions, de longs morceaux hyper orchestrés, qui occupent souvent une face entière d'un disque vinyl, donc à peu près 20 minutes, souvent des tubes pop réarrangés en délires psychédéliques semi-improvisés.

Le succès arrive avec la musique du film Shaft en 1971, dont la BO reproduit des extraits assez courts pour passer à la radio, comme le fameux Theme From Shaft (ici live à Cannes en 1973) et Do Your Thing, d'à peu près 4 minutes chacun. 

Ces morceaux sont pourtant issus de délires beaucoup plus longs que les supports actuels permettent enfin d'écouter en entier, et voici ainsi la version de 22 minutes de ce Do Your Thing par Isaac Hayes.
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Autres musiques


Thinking of Leaving de Tamer Nafar, le chanteur palestinien de DAM, dans ce qui me semble être son meilleur poème/rap...

Alicia Keys a commencé sa carrière sous le patronage de Isaac Hayes qui arrange quelques morceaux et joue de l'orgue sur son premier disque. Je ne suis pas un énorme fan, mais c'est plutôt sympa de la voir 20 minutes à l'orgue (justement), et juste accompagnée d'un contrebassiste, au Comptoir Général, le petit club sympa le long du canal Saint Martin à Paris, en mai dernier:

Lee Fields revient à ce qu'il sait le mieux faire: enrichir l'héritage de James Brown: Make The World. Il sera en concert à Montréal le 24 février prochain. Et pour finir, un petit gospel de DJ Rogers en 1970, He ain't heavy.
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Candidats


Socialism is love, Max Romeo (1974)
 
Hamon, Fillon, Macron, Mélenchon, élections... pièges à cons (Aignan, Arthaud, Bayrou, Cheminade, Jadot, Le Pen, Poutou... pièges à fous).
 
Kiss, la chanson de Prince, chantée en 2016 par Julie Erikssen, accompagnée au piano par le beau-frère de Pénélope:

Dans un article sur le pianiste, on trouve cet extrait savoureux: "je trouve de toute façon merveilleux d'avoir pour frère un mec comme lui, sans aucune casserole et droit dans ses bottes !"
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Autochtones

On connaît des bribes de cette histoire, mais il était temps qu'un film soit tourné sur l'influence des Autochtones sur les musiques américaines
 
On les voit comme Noirs, mais de très nombreux artistes (Charley Patton, Mildred Bailey, Jimi Hendrix, Sugar Pie DeSanto, Lowell Fulson, T. Bone Walker, Ernie Johnson, Sharon Jones...) ont un double héritage africain ET amérindien...

Un film québécois vient de sortir sur le sujet, et il a reçu le prix spécial du jury à Sundance:

RUMBLE: The Indians Who Rocked the World
Rezolution Pictures, Youtube, le 18 janvier 2017

mercredi 25 janvier 2017

ELO#263 - La Marche des Femmes


25 janvier 2017

Musique à la marche des femmes de Washington contre l'étron

Angélique Kidjo, A Change Is Gonna Come:

Alicia Keys, Girl on Fire:

Janelle Monae, Hell You Talmbout:

Madonna Express Yourself et Human Nature:
 


Angela Davis:
http://www.revue-ballast.fr/angela-davis-appelle-a-resistance-collective/
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Un message de Gabe Roth, de Daptone, la maison de disque de feu Sharon Jones

     This land is your land
     This land is my land

Though it has often been co-opted as a benignly patriotic campfire sing-a-long, This Land Is Your Land was actually written by Woody Guthrie in 1944 as a subversive protest song in biting response to Irving Berlin's God Bless America. At my sister Samra's urging, we recorded our version in 2004, during the George W. Bush presidency, in an effort to re-establish it as a song about social justice.

Ironically, when Woodie Guthrie resided in Coney Island in 1950, his landlord was none other than Donald Trump's father, the infamously racist real estate mogul Fred Trump, about whom Guthrie composed his poem Old Man Trump, including the lines:

     I suppose that Old Man Trump knows just how much racial hate
     He stirred up in that bloodpot of human hearts
     When he drawed that color line
     Here at his Beach Haven family project

Using a dark re-harmonization of Yankee Doodle Dandy as an intro, the Dap-Kings re-arranged This Land as a rough blues-y march, setting the tone for Sharon to tear into the lyrics of the song with the fiery gusto of a revolutionary. However, it was the inclusion of Guthrie's rarely-heard original verses that really enabled Sharon to reclaim the song as an urgent and unambiguous demand for equality and human dignity in a nation rife with social injustice and patriotic hypocrisy.

Today, as we inaugurate a rapacious billionaire to the highest office in the land, those original verses resonate with us as loudly as the day they were written:

     There was a big high wall there
     That tried to stop me
     The sign was painted
     Said 'Private Property'
     But on the backside
     It didn't say nothing
     This land was made for you and me

     One bright sunny morning
     In the shadow of the steeple
     By the relief office
     I saw my people
     As they stood hungry
     I stood there wondering
     If God Blessed America for me

We are grateful to Woodie Guthrie and to Sharon Jones, two friends of the people and bitter foes of the Trumps, who have given us an essential soundtrack to our struggle. When times get dark, let us not crumble in fear and bigotry. Let us honor the unbreakable spirit of those tireless fighters who have fallen before us. Let us rise to the fight, and let us help each other never to forget this noble truth:

    This land was made for you and me.
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Autres informations musicales


Une heure du meilleur de la soul sortie en 2016:
http://www.djamlarevue.com/playlists/2016/12/21/la-slection-soul-2016

Et d'outre tombe, Renaud continue de vomir, par écrit "Israël est la plus belle démocratie du monde" et en vidéo. A ce stade, ça fait presque pitié...
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Agenda

Dimanche 29 janvier à 20h00 (heure du Canada), Lundi 30 janvier 2017 à 13h00 et Lundi 30 janvier 2017 à 22h00: diffusion du film Maman ? Non merci !, de Magenta Baribeau (74 minutes, Canada, 2015), et diffusion après sur le site web pendant toute la première semaine de février...
http://unis.ca/maman-non-merci

Dimanche 29 janvier de 16:00 à 18:30 (heure de Paris) au Bar Le Lieu-Dit, 6 rue Sorbier, P20 (M° Ménilmontant ou Gambetta): deuxième séance du Ciné-Club du Festival Ciné-Palestine "L'art et la résistance dans le cinéma palestinien". Sélection de courts métrages autour de l'art et la résistance, dans le cinéma palestinien
https://www.facebook.com/events/154812011674660
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Photographie
Auteures / autrices - Portraits de féministes
Ces portraits pour rendre hommage aux féministes, écrivaines, journalistes, universitaires, activistes et leur rendre leur place dans l'histoire visuelle
Laurence Prat, 2016
http://www.laurenceprat.paris/portfolio/auteures-autrices/

Portrait / Autoportrait - Portraits d'artistes palestinien.ne.s
Exposition réalisée en 1996 à Jérusalem, avec le concourt et la participation de tous les artistes présents dans l'exposition et du Centre Culturel Français…
Laurence Prat, 1996
http://www.laurenceprat.paris/portfolio/portrait-dartistes-palestienniens/

mercredi 18 janvier 2017

ELO#262 - Plein de musique pour commencer 2017


18 janvier 2017

Des chansons et des clips du monde arabo-musulman, de pays dont on n'a pas l'habitude d'écouter la musique:

Du Soudan: Alsarah - Ya Watan (2016)

D'Arabie Saoudite: Majedalesa - Hwages (2016)

Du Sahara Occidental: Aziza Brahim - Calles de Dajla (2016)

D'Algérie: Imarhan - Imarhan (2016)

Du Liban: Mashrou' Leila - Bahr 360 (2016)

Et de Palestine: Dabke dans un lycée de jeunes palestiniennes de Jérusalem (2016)
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Donald

Bonne nouvelle, Aretha Franklin, Madonna, Cher, John Legend, Justin Timberlake, Bruno Mars, Elton John, Celine Dion, Moby, Jennifer Holliday, R Kelly, The Bee Gees, The B Street Band, Andrea Bocelli et Garth Brooks ont refusé de chanter pour l'investiture de Trump cette semaine.

Stevie Wonder, on ne lui a même pas demandé parce qu'il était occupé à écrire des chansons pour Michèle Obama, Isn't She Lovely / My Cherie Amour:

Et Aretha Franklin, le jour de Thanksgiving 2016, transformait l'hymne national américain en chant gospel à l'occasion d'un match de la NFL dans sa ville de Detroit:

Allez, pour faire bonne mesure, le bilan d'Obama:

Obama, entré dans l’histoire sans la changer
Laura Raim, Regards, le 13 janvier 2017
http://www.regards.fr/web/article/obama-entre-dans-l-histoire-sans-la-changer
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Musique plus ancienne
 

De France: Soviet Suprem Party (2014):

Du Pérou: des claquettes de Eusebio Sirio et Caitro Soto (1983):

Et de Jamaïque: trois morceaux des Beatles en reggae: Ob La Di Ob La Da par Joyce Bond, Don't Let Me Down par Marcia Griffiths et Here Comes The Sun par Peter Tosh, les trois reprises dans l'année qui a suivi la sortie de l'originale (soit entre 1968 et 1970)!
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USA toujours

Une incroyable petite vidéo de 5 minutes a fuité du Pentagone pour se retrouver sur le site du magazine américain The Intercept.

Elle décrit le futur vu par l'armée américaine, les bouleversements climatiques, économiques, sociaux, l'urbanisation galopante, mais aussi les tensions criminelles, ethniques et culturelles, réelles ou fantasmées, les dangers qui les accompagnent... et la nécessité, pour l'armée américaine, d'y faire face.

Terrifiante mais magnifique, cette vidéo situe (encore une fois) la fin du monde vers 2030 (on est donc bien tous d'accord!), date à laquelle la situation sera tellement tragique qu'il faudra se battre, ou changer de planète...

Megacities: Urban Future, the Emerging Complexity
Pentagon's Joint Special Operations University, Youtube, le 14 octobre 2016

mercredi 11 janvier 2017

ELO#261 - George Michael et la Politique!


11 janvier 2016

C'est un défi que je me suis lancé, d'écrire un article sur George Michael et la Politique:

Si George Michael commence avec des chansons légères et dansantes (et pas géniales musicalement) dans une Angleterre déprimée par Thatcher, ce n'est pas pour glorifier le régime, mais au contraire, pour célébrer le DHSS, le RSA anglais de l'époque. Ensuite il défend le sexe contre une morale et des tabous conservateurs et hypocrites. Dix ans plus tard, dans Outside, il prône encore l'amour libre et se moque de son arrestation pour attentat à la pudeur dans un lieu public aux USA par un policier déguisé en homosexuel, avec un clip très drôle.
-Wham Rap! (1982)
-I Want Your Sex (1987)
-Outside (1998):


Très vite, il se spécialiste dans les chansons mélancoliques et aborde les difficultés de la vie. Praying for Time peut faire partie, en bonne place, de la compilation des chansons pour la Fin du Monde, que je suis en train de préparer (!). La troisième est plus spécifiquement sur le SIDA, et la quatrième sur le suicide.
-Hand to Mouth (1987)
-Praying for Time (1990):
 
-Spinning The Wheel (1996)
-My Mother Had A Brother (2004)

Dans le fameux concert de 1988 pour les 70 ans de Nelson Mandela, alors toujours en prison, George Michael chante Village Ghetto Land de Stevie Wonder, If You Were My Woman de Gladys Knight, et Sexual Healing de Marvin Gaye, donc trois interprètes Noirs:

Il s'exprime aussi très explicitement contre la guerre, en plein pendant les guerres en Irak où l'Angleterre de John Major et Tony Blair est impliquée, aux côtés de George Bush, père et fils. Si, là encore, je ne trouve pas que ce soit très réussi musicalement, Shoot The Dog, avec son clip, est particulièrement violente contre George Bush traité d'idiot, et contre Tony Blair traité de petit chien de Bush, et dont il souhaite la mort. En concert, le petit chien en question suce la bitte de Bush, sous forme de poupées gonflables géantes. En interview sur la BBC, il s'exprime contre la guerre en Irak et les bombardements de la Cisjordanie par Ariel Sharon, et il n'hésite pas à demander à ce qu'on s'occupe de la Palestine. Les deux dernières chansons sont des reprises de chansons contestataires, de Don McLean et Rufus Wainwright respectivement.
-Mother's Pride (1991)
-Shoot The Dog (2002 et 2007):


-Interview (2003):

-The Grave (2003)
-Going To A Town (2014)

Enfin quand, en 1999, il décide de faire un album de reprises jazzy (Songs from the Last Century), il reprend des chansons assez sérieuses, dont certaines politico-sociales comme Brother, Can You Spare a Dime Roxanne ou Miss Sarajevo.
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Autres morts de 2016

La dernière mort célèbre de 2016, après celle de George Michael, fut celle de Pierre Barouh, le 28 décembre. Figure sympathique et discrète, mais qui a fait beaucoup pour la chanson française et brésilienne en France, auteur de la musique de Un Homme et Une Femme, il a utilisé cet argent pour faire découvrir la Bossa Nova, des chansons et des artistes brésiliens, mais surtout pour créer la maison Saravah (« Il y a des années où l’on a envie de ne rien faire ») qui a lancé plein de jeunes musiciens, dont Jacques Higelin, Brigitte Fontaine, Areski Belkacem, Pierre Akendengué, Naná Vasconcelos, Maurane, Allain Leprest ou Bïa... J’adore sa version française de Samba Saravah où il s’explique à ce sujet.

Ce qui donne un bilan morbide pour 2016:
–Musique : Otis Clay, David Bowie, Blowfly, Maurice White, Gianmaria Testa, Gato Barbieri, Prince, Alan Vega, Papa Wemba, Billy Paul, Leonard Cohen, Leon Russell, Sharon Jones, Joe Ligon, George Michael, Pierre Barouh...
–Dessin : Siné, Chimulus, Puig, Gotlib, Mix-et-Remix...
–Autre : Mohamed Ali, Abbas Kiarostami, André Clergeat, Jean-Pierre Bony, Adama Traoré, Abdirahman Abdi, Roland Agret, Dario Fo, Fidel Castro...
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Les hommages aux disparus en 2016 continuent

Reprise par Stevie Wonder de Someday we'll all be free, de Donny Hathway, suivi par son Superstition, chantées au concert hommage à Prince:


Walk a Mile in My Shoes par un all-stars en hommage à Otis Clay, au profit d'une bonne cause.

George Michael est mort le 24 décembre 2016, soit dix ans jour pour jour après le départ de James Brown sur une île déserte. Pour commémorer ces 10 ans, Arte diffuse Mr. Dynamite : The rise of James Brown, de Alex Gibney (2014, USA, 115', VOSTF), et le Mellotron nous concocte près de deux heures de mix en hommage.
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Agenda

En Palestine il n'y a pas que des morts, il y a aussi des prisonniers. Et il n'y a pas que des prisonniers, il y a aussi des prisonnières. Leurs histoires sont peu racontées, alors allez voir 3000 Nuits, le film de Mai Masri (2015, Palestine, 103', VOSTF), dans une cinquantaine de salles en France dont, à Paris, à l'UGC Ciné Cité Les Halles, à l'Espace Saint Michel et au Cinq Caumartin.

Le film contient une chanson, L'Obscurité de la Prison (Ya Zalam As Sijn), composée en 1922 par Najib ar-Rayyis, un intellectuel syrien alors emprisonné par le mandat français... En voici une version par la chanteuse jordanienne Macadi Nahhas:

18 janvier Gaité Lyrique (Paris): projection du documentaire Black Panthers: Vanguard of a Revolution, de Stanley Nelson (2015, Etats-Unis, 115', VOSTF)

20 janvier - 8 mars 2017 Tournée du Théâtre National Palestinien pour la pièce Des Roses et du Jasmin, de Adel Hakim, à Ivry, Strasbourg et Genève

mercredi 21 décembre 2016

ELO#260 - New-York, USA


21 décembre 2016

Décidément, Will Eisner m'aura poursuivi cette année (voir cette chronique de septembre)...

La gentrification de New-York qu'il raconte dans sa BD est l'histoire des premiers migrants (allemands, hollandais...) aux Etats-Unis, à la fin du 19ème siècle, qui achètent des immeubles pour loger (à prix d'or dans des logements exigus et au confort minimum), la vague suivante de migrants (irlandais, russes, juifs, italiens...).

Or cette première vague de migrants allemands, c'est celle de Friedrich Trump, qui émigre de Kallstadt à New-York en 1885, où il achète son premier immeuble en 1908. Son fils, Fred Trump, héritera de sa fortune à 13 ans et deviendra l'un des plus grands propriétaires immobilier de New-York (non sans avoir été membre du Ku Klux Klan, ami de Benjamin Netanyahu, logé plus de 27000 familles pauvres dans les années 50 et poursuivi pour escroqueries et pour avoir refusé de loger des noirs). Parmi ses locataires, le jeune Woody Guthrie (dont on parlait la semaine dernière) qui écrit le poème Old Man Trump sur son propriétaire raciste en 1950.

En juillet 2016, Ryan Harvey met ce poème en musique pendant la campagne électorale américaine, et chante cette chanson avec Ani Di Franco et Tom Morello (de Rage Against the Machine) pour une campagne de Droit Au Logement (mais Freddie Gray est aussi mentionné dans le clip):


Fred Trump lègue alors sa fortune (estimée à 300 millions de dollars) à Donald, dont la richesse demeure principalement son patrimoine immobilier, et qui va devenir le prochain président des Etats-Unis...

Sur le même thème, voici la bande annonce d'un film sur le droit au logement en Espagne: Afectados de Silvia Munt:



Et à propos de dessinateurs, il n'en restera plus beaucoup en 2017 après les morts de Siné, Chimulus, Puig, Gotlib et, hier, de Mix-et-Remix...
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Encore de la musique américaine




Y a du wifi au paradis, Sharon Jones, nous envoie sa nouvelle vidéo: Please Come Home For Christmas qui, par ailleurs, est la plus belle et la plus triste chanson de Noël de tous les temps, à l'origine par Charles Brown...

Nouveau clip pour la chanson de John Legend, Love Me Now, dont le principal intérêt est qu'il rend hommage, entre autres, aux réfugiés d'Irak et aux autochtones qui luttent au Dakota du Nord contre la construction d'un nouveau pipeline:



Même s'ils viennent de remporter une victoire, dédions leur aussi ce blues de 1963, Help Me, par Sonny Boy Williamson...

Et sinon: Les Inrockuptibles n'aiment pas les noirs, ni le jazz!!!
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Cinéma



Les 18 fugitives, de Paul Cowan et Amer Shomali (Palestine, Canada, France, 2014, 75 minutes):

En 1987, les dirigeants palestiniens demandent à la population locale de développer des alternatives locales aux produits israéliens. Dans le village de Beit Sahour, en Cisjordanie, un groupe d’activistes composé d’intellectuels et de militants décide de lancer une coopérative laitière. Ils ne sont pas fermiers mais peu importe, après l’achat de 18 vaches dans un kibboutz israélien et leur transfert en contrebande jusqu’à leur village, les apprentis éleveurs se forment et apprennent à produire ce lait qui sera distribué dans toute la région de Bethléem. L’armée la plus puissante du Moyen-Orient part alors à la chasse des 18 vaches.

A propos de Beit Sahour l'Association Gières Palestine lance, jusqu'au 15 janvier, une campagne de financement participatif pour que 16 collégiens palestiniens de Beït Sahour puissent rendre visite à leurs correspondants français de 3ème du collège Le Chamandier de Gières en avril 2017. Pour beaucoup, il s'agit d'une occasion unique de sortir de leur (beau) pays, et de découvrir le monde:
https://fr.ulule.com/gieres-palestine/
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L'heure est aux bilans, et on n'aura pas beaucoup à se forcer pour faire la liste des pires événements de 2016 alors, pour commencer, voici une vidéo des meilleurs moments de 2016: